Les sulpiciens présents au Concile de Vatican II

Il y a 50 ans
vendredi 12 octobre 2012
par  Ronald Witherup
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En ce jour du 11 octobre 2012 a débuté les trois années jubilaires rappelant l’événement de l’ouverture du Concile de Vatican II. C’est aussi pour l’Eglise, la mémoire du bienheureux pape Jean XXIII.

Le Concile a été considéré par l’historien John O’Malley, s.j, comme “le plus ample rassemblement dans l’histoire du monde”. Nous nous réjouissons comme sulpiciens de faire mémoire aujourd’hui du « bon pape Jean », comme cela se disait à l’époque. Nous voulons aussi rappeler quelques figures sulpiciennes qui ont participé à cet événement de Vatican II.

La figure la plus emblématique parmi les Pères du Concile fut celle du Cardinal Paul-Émile LÉGER (1904-1991), alors archevêque de Montréal. Il fut l’une des voix les plus marquantes de la réforme opérée par le Concile. Nous donnerons quelques détails supplémentaires dans un prochain article.

De la France, une figure significative fut celle de l’archevêque de Strasbourg, Jean-Julien WEBER (1888-1981), bibliste qui invita le dominicain Yves Congar comme peritus. Mgr Weber a donné quelques contributions lors de l’élaboration de la Constitution sur la Révélation divine : Dei Verbum.

Un autre participant sulpicien fut l’évêque alors tout juste ordonné, Mgr Pierre-Saburo HIRATA (1913-2007), évêque d’Oita. Il apprécia cette expérience conciliaire comme un « retour » au séminaire, un temps de découvertes, de renouveaux et d’expériences enrichissantes.

D’autres sulpiciens ont apporté leur contribution comme periti ou comme conseiller théologique de tel ou tel évêque. De la province du Canada, par exemple, il nous faut citer le père Edouard GAGNON (1918-2007) comme peritus. Il devint par la suite cardinal et Préfet du conseil pontifical pour la Famille (1974-1990).

Le Cardinal Shehan, Paul VI, inconnu, M. Laubacher

La province américaine vit un certain nombre de ses membres invites comme periti. Le père James LAUBACHER et le père John McCORMICK étaient conseillers théologiques durant la première session, du cardinal Patrick O’BOYLE, archevêque de Washington. Puis ils assistèrent aux débats de la commission conciliaire des séminaires et des universités catholiques pendant les trois dernières sessions. Le père John R. SULLIVAN fut peritus de l’archevêque Thomas CONNOLLY, Seattle, durant la première session. Après sa nomination au séminaire de Baltimore, il devint alors conseiller théologique du cardinal SHEHAN, pour les trois autres sessions.

Le très réputé bibliste Raymond E. BROWN (1928-1998) de la province américaine vécut la première session du Concile comme conseiller théologique de l’évêque de S. Augustine (Floride), Mgr Joseph HURLEY. Un autre sulpicien, le père Franck B. NORRIS, se vit chargé de la communication avec les observateurs non-catholiques, en lien avec le secrétariat pour la promotion de l’Unité des chrétiens.

Nous nous souvenons aussi de tous les autres sulpiciens qui ont joué un rôle important tout au long de ce concile qui a pris sa part dans l’évolution du monde. Cet article n’est qu’une ébauche sur ce sujet. Dans les mois à venir, nous ajouterons d’autres articles sur la question.

En un moment important, à l’aurore de l’année de la Foi, nous prions pour que le souffle vivant de l’Esprit-Saint insuffle un nouvel élan au cœur du peuple chrétien, reprenant la prière écrite par le pape Jean XXIII à l’ouverture du Concile :

Réplique de l’anneau donné aux évêques qui ont assistés au concile

« Ô Saint Esprit, achevez en nous l’œuvre commencée par Jésus ; donnez force et constance à la prière que nous faisons au nom du monde entier ; hâtez pour chacun de nous l’heure où nous accéderons à une profonde vie intérieure ; donnez son élan à notre apostolat, qui veut atteindre tous les hommes et tous les peuples, tous ceux qui sont rachetés par le Sang du Christ et tout son héritage.

Mortifiez en nous notre présomption naturelle et élevez-nous jusqu’à la sainte humilité, la vraie crainte de Dieu, le courage généreux.

Qu’aucune attache terrestre ne nous empêche de faire honneur à notre vocation ; qu’aucun intérêt, par lâcheté de notre part, ne lèse les exigences de la justice ; qu’aucun calcul ne réduise l’immensité de la charité aux étroitesses de nos petits égoïsmes.
Que tout soit grand en nous : la recherche et le culte de la vérité, la promptitude de notre sacrifice, jusqu’à la croix et la mort ; et enfin, que tout corresponde à la dernière prière du Fils à son Père céleste et à cette effusion de grâces que le Père et le Fils veulent répandre par vous, Esprit d’amour, sur l’Église et sur ses institutions, sur chaque âme et chaque peuple.

Amen, amen, alleluia, alleluia