Au Japon, les Sulpiciens font face à la tragédie

Mgr Joseph TAKAMI pss et les évêques japonais demandent des prières
jeudi 24 mars 2011
par  Ronald Witherup
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Dans le sillage du désastre provoqué par le tremblement de terre et le tsunami le 11 mars 2011, le père Ronald D. WITHERUP, supérieur général des Sulpiciens, a essayé d’entrer en contact avec ses confrères au Japon. Après deux jours d’attente, il a reçu un mot du père Joseph Tsuyomi MAKIYAMA, sulpicien, recteur du Séminaire Catholique Japonais (confié à la Province sulpicienne du Canada) qui a pu lui envoyer un courriel pour l’assurer que le séminaire et tous ses résidents étaient en bonne santé.

Le séminaire, construit par la Conférence des évêques du Japon en 2009 et confié à la direction des Sulpiciens, compte deux campus, l’un à Fukuoka et l’autre à Tokyo. Le tremblement de terre a frappé au moment où les séminaristes retournaient dans leur diocèse pour un temps de vacances ; ils n’étaient donc pas présents sur l’un ou l’autre campus au moment de la catastrophe.

Le p. MAKIYAMA précisait qu’il n’y avait qu’un séminariste qui venait de Sendai, la ville la plus frappée par le désastre. Heureusement, le séminariste est à présent en sécurité, occupé à aider les gens de sa région à faire face à cette catastrophe sans précédent.

Un autre Sulpicien, Mgr Joseph Mitsuaki TAKAMI, archevêque de Nagasaki, a fait une déclaration publique dans un entretien publié par L’Osservatore Romano le 23 mars 2011. Parlant de la préoccupation sérieuse au sujet des conséquences de l’alerte nucléaire à Fukushima, très endommagé par le tremblement de terre et par le tsunami qui a suivi, il a exprimé sa reconnaissance pour toute l’assistance reçue des quatre coins du monde.

Mgr TAKAMI, un survivant de la bombe nucléaire tombée à Nagasaki, a dit qu’il hésitait à comparer le désastre actuel à celui dont sa ville et Hiroshima avaient souffert pendant la Seconde guerre mondiale quand les Etats-Unis ont lâché des bombes atomiques pour terminer la guerre plus rapidement. Il a déclaré : « Les bombardements tragiques à Hiroshima et à Nagasaki ont eu lieu dans un contexte de guerre. Au contraire, la situation actuelle vient d’une grande catastrophe naturelle dont les conséquences auraient été moins graves si de plus grandes précautions avaient été prises. »

Il a précisé que son diocèse avait envoyé des spécialistes pour porter assistance à tous ceux qui se trouvent désormais sans abri et a ajouté : « L’assistance qui vient des descendants directs des victimes de la bombe atomique peut être un véritable témoignage [à ceux qui souffrent de cette tragédie]. »

Mgr Martin Tesuo HIRAGA, évêque de Sendai, la capitale de la région de Miyagi, a précisé qu’avec l’aide des diverses agences, dont Caritas Japan et les Catholic Relief Services, l’Eglise catholique a constitué le « Centre de Soutien du Diocèse de Sendai » pour aider à coordonner les secours. Il fait remarquer qu’à ce jour 7000 corps ont été retrouvés et que 10.000 personnes sont portées disparues. Les besoins en hébergement pour abriter 280.000 hommes, femmes et enfants déplacés constituent un défi sérieux. La situation se complique avec la menace nucléaire permanente de la centrale à Fukushima qui continue à dégager des radiations dans l’atmosphère. Le père Leo Jun IKENAGA, jésuite, archevêque d’Osaka, a publié la prière suivante en demandant qu’on la diffuse dans toute l’Eglise pour encourager la solidarité avec les victimes de ce désastre naturel.

Dieu miséricordieux, Vous ne nous quittez jamais même dans les pires moments ; soyez avec nous dans nos joies et dans nos tristesses. Accordez votre aide et vos encouragements à ceux qui souffrent de cette grande calamité. Nous aussi nous continuons à Vous offrir nos prières et nos sacrifices pour eux. Conduisez-nous aussi vite que possible au jour où tous pourront vivre en sécurité. Que ceux qui ont perdu leur vie au cours de la dévastation puissent reposer en paix en Votre présence. Marie, notre Mère, priez pour nous. Par Jésus Christ, Notre Seigneur. Amen.

Les Sulpiciens unissent leurs prières à celles du peuple japonais afin qu’il puisse se rétablir rapidement et complètement des conséquences de ce désastre naturel.